• Les aides à la création d’entreprise : identifiez celles auxquelles vous êtes éligible

Généralement, lorsque les gens conçoivent un projet de création d’entreprise, l’aspect financier est toujours un aspect crucial qu’ils cherchent à prévoir dès le début. Et ceci est évident puisqu’il peut être assez compliqué, surtout au début, de financer votre activité. A ce sens, de nombreux dispositifs d’accompagnement, aides financières et subventions, comme les aides à la création d’entreprise, ont été créés pour aider les porteurs d’idées à lancer leurs projets et promouvoir un écosystème d’entrepreneurs créatifs.

Par contre, pour bénéficier de ces aides à la création d’entreprise, qui peuvent se cumuler dans certains cas, il est nécessaire de remplir des conditions qui peuvent être différentes.

Il est donc nécessaire de s’informer correctement sur les aides auxquelles vous êtes éligible dans le cadre de votre projet de création d’entreprise.

Aides à la création : de quoi s’agit-il réellement ?

Il existe plus de 3 000 aides pour les entrepreneurs, avec des conditions différentes, et des typologies et des formes différentes :

  • le versement d’une somme d’argent, remboursable ou non : subvention, prêts d’honneur, prêt participatif, prêt bonifié, dispositif de garantie d’emprunt…
  • un allègement fiscal, comme la déduction des intérêts d’emprunt pour investissement ou la réduction de crédit d’impôt. Exemple : la réduction d’impôt sur le revenu pour les souscriptions au capital d’une société
  • une exonération de charges sociales ou fiscales
  • le financement d’une formation, de prestations de conseil, de services d’accompagnement. Exemple : une aide qui vous permettra d’évaluer votre idée de création d’entreprise
  • un hébergement à un prix inférieur au prix du marché
  • une aide au montage du projet, incubation, initiation au réseau d’entrepreneurs etc.

Bon à savoir : d’habitude en parlant d’aides à la création d’entreprises, on oublie souvent de parler d’une aide très importante qui peut être d’une grande utilité pour les nouveaux entrepreneurs qui ont la chance de percevoir des sommes importantes s’ils remplissent les conditions nécessaires : il s’agit des dispositifs d’accueil et d’accompagnement mis en œuvre à l’échelon local.

Ce qu’il faut vraiment retenir c’est : une bonne préparation de son projet, une valorisation de son idée et de sa capacité à créer de la valeur ajoutée, une détermination indéfectible et une envie de réussir, un engagement d’une équipe performante et une validation d’un réseau d’accompagnement…ne feront que garantir vos chances d’être suivi par les banques. Il faut donc veiller à soigner ces éléments de préparation et présenter son projet dans les meilleures conditions.

Qui est le responsable de la mise en place de ces aides ?

La différenciation de ces aides financières vise à promouvoir la prise d’initiative entrepreneuriale et à l’initiation d’un écosystème d’entrepreneur talentueux. L’Etat ou les collectivités territoriales ont mis en place des “aides publiques” à la création-reprise d’entreprise pour rassurer les futurs entrepreneurs en affirmant que quel que soit leur projet, il y aura forcément une aide financière de création entreprise qui leur correspondra ! Il y’a d’autres aides qui proviennent d’initiatives privées ou de fondations qui sont elles aussi très utiles pour les porteurs d’idées créatives.

Identifiez les aides qui vous concernent

Vous devez savoir les informations suivantes : un dispositif d’aide peut :

  • dépendre du lieu d’implantation de l’entreprise ou être réservé à des secteurs d’activité particuliers et c’est ce qui différencie les différents dispositifs et change leurs conditions d’éligibilité.
  • être lié à votre statut actuel (demandeur d’emploi, micro entrepreneur, repreneur d’entreprise), ou à votre profil (jeune, femme par exemple).
  • imposer la réalisation d’investissements conséquents ou des recrutements pour soutenir la création d’emplois…

Pour vous aider à voir plus clair, nous vous présentons un classement des différentes aides à la création d’entreprise par leur finalité, c’est-à-dire le but recherché par ceux qui les mettent en place. Cela vous permettra de vous identifier rapidement et de cerner vos chances d’y accéder.

  • Lutter contre le chômage et favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle : demandeurs d’emploi, nouveaux diplômés, personnes handicapées, jeunes mamans…

  1. – ARCE : c’est une aide financière à la reprise ou à la création d’entreprise, elle est versée par Pôle emploi et elle correspond à 45 % du reliquat des droits à l’assurance chômage. Elle permet de se constituer un capital intéressant en vue d’investir dans le projet d’entreprise.
  2. ARE (allocation de retour à l’emploi) est également une forme d’aide à la création d’entreprise pour rendre plus facile la situation de chômeur et créateur d’entreprise en faisant de l’entrepreneuriat une voie royale de reprise d’activité. Ce type d’aide assure le maintien des allocations chômage, du RSA ou de l’ASS pendant la phase de démarrage de l’activité. Si vous vous retrouvez dans cette situation, n’hésitez pas à consulter notre article : je suis demandeur d’emploi que dois je savoir avant de me lancer ? pour mieux s’informer.
  3. Le congé pour création d’entreprise : il s’agit d’une période de congé qui suspend le contrat de travail pendant un an renouvelable, et permet en cas d’échec du projet d’entreprise de retrouver le même emploi ou un emploi similaire au sein de votre entreprise. Il faut au moins 2 ans d’ancienneté dans l’entreprise pour en bénéficier. La demande à l’employeur doit être faite par lettre recommandée avec accusé de réception.
  4. – Aides de l’Agefiph : pour les personnes handicapées.
  5. – Cap’jeunes : un dispositif d’accompagnement renforcé pour les jeunes demandeurs d’emploi + une prime au démarrage de 2 000 euros.
  • Revitaliser ou redynamiser un territoire

  1. – Prime d’aménagement du territoire : (PAT) est une aide directe à l’investissement qui sert à promouvoir l’implantation et le développement d’entreprises porteuses de projets créateurs d’emplois et d’activités durables, dans les zones prioritaires de l’aménagement du territoire.
  2. – Fisac : est une subvention qui vise à favoriser la création, la modernisation, l’adaptation et la transmission des entreprises et commerces de proximité (les entreprises commerciales et artisanales s’implantant en milieu rural).
  3. – Exonérations fiscales les zones urbaines ou rurales (zones AFR, ZRR, BER, QPPV, ZFU-TE…), qui sont prioritaires en matière d’aménagement du territoire profitent de cette aide.
  • A favoriser la création d’entreprises innovantes, de startups

  1. – Bourse French tech, délivrée par Bpifrance
  2. – Prêt participatif d’amorçage de Bpifrance
  3. – Crédit d’impôt recherche pour les dépenses de R&D : possibilité de remboursement anticipé pour les nouvelles entreprises…
  4. – JEI / JEU : exonérations fiscales et sociales pour les nouvelles entreprises qui investissent dans la R&D, etc.
  • A encourager la création d’entreprises dans certains secteurs

Exemples : Agriculture, presse, librairies, tourisme, métiers d’art, filière bois, marbrerie, ESS…

  • Ou encore, d’une manière générale, à renforcer le financement des jeunes entreprises et faciliter l’accès au crédit

  1. – Prêts d’honneur d’Initiative France ou Réseau Entreprendre
  2. – Prêt à taux zéro (le prêt NACRE) : c’est un dispositif qui propose un prêt à taux zéro pour les créateurs ou repreneurs d’entreprise. D’un montant de 1,000€ à 8,000€, ce prêt est accordé dans le cadre de la participation au dispositif d’accompagnement.
  3. – Micro-crédits
  4. – Fonds d’investissement
  5. – Réductions fiscales pour souscription au capital, etc.

Où trouver des informations fiables sur les aides ?

  • Dans la base nationale des aides aux entreprises, gérée par l’ISM
  • Sur les sites régionaux dédiés à la création/reprise d’entreprises