Je me lance avec des associés : quel type de société choisir ?

  • Je me lance avec des associés : quel type de société choisir ?

Le lancement de votre projet de création va vous demander un engagement indéfectible et un investissement personnel (temps et énergie) et financier non négligeable. Pour vous faciliter la tache et réussir à partager les responsabilités et les missions que vous êtes tenu d’endosser, choisir de s’associer et d’entreprendre à plusieurs peut être une très bonne idée. Dans ce cas, vous n’aurez qu’à créer une société pluripersonnelle : SARL, SNC, SAS ou SA et vous investir en donnant le meilleur de vous-même pour faire de cette association une bonne opportunité de croissance.

S’associer et entreprendre à plusieurs : est-ce une bonne idée ?

Choisir de s’associer, vous permet de bénéficier de nombreux avantages qui vous aideront à garantir la réussite de votre projet de création. En effet, un des avantages indéniables à s’associer réside dans le partage des responsabilités et la meilleure répartition des tâches avec vos associés. A contrario, en entreprenant seul, vous devrez faire face à l’ensemble des tâches fastidieuses qui concernent le bon fonctionnement de votre entreprise. Ceci peut affecter votre engagement et vous submerger au point de perde l’envie d’avancer.

Ainsi en s’associant avec des collaborateurs, chacun aura la chance de se concentrer sur la tâche qui le motive le plus et vous aurez plus de temps et d’énergie pour exprimer vos talents et votre créativité. Cela permet d’accélérer sensiblement le développement des activités de l’entreprise. Par exemple, alors qu’un des associés se chargera de prospecter pour obtenir de nouveaux clients, le second pourra se consacrer à d’autres tâches (production, R&D…). L’entreprise pourra donc croître beaucoup plus rapidement et d’une manière efficace et c’est ce qui accorde autant d’importance au choix de s’associer.

Un autre atout de l’association est la complémentarité et l’enrichissement des compétences. Alors qu’en étant associé unique, l’entrepreneur ne dispose que de ses propres compétences, mais en faisant appel à plusieurs acteurs, les compétences de l’entreprise se diversifient et s’enrichissent. Les associés seront complémentaires et acquerront des compétences différentes au même temps grâce à la diversité de leurs expériences. Résultat : l’entreprise bénéficiera de ces compétences multiples pour identifier de nouveaux axes de développement.

Plus encore, la multiplication d’associés permet de renforcer les moyens de l’entreprise et d’enrichir son réseau parce qu’avoir un associé, c’est aussi bénéficier de son carnet d’adresse. L’entreprise pourra donc acquérir de nouveaux clients et son nom se propagera dans les réseaux de chacun des associés, chose qui améliorera sa notoriété. Intéressant non ?

Mais attention ! S’associer et entreprendre à plusieurs, peut être un vrai challenge si vous ne planifiez pas tous les aspects importants de votre association. Gardez en tête que ce choix aura des conséquences sur votre mode de gestion et votre approche entrepreneuriale puisqu’en effet vous ne serez pas le seul maître à bord ! Vous allez devoir céder à une grande partie de votre autonomie et fragmenter votre pouvoir décisionnel puisque vous serez tenu de respecter les points de vue de vos associés. Et le plus important, assurez-vous de partager une vision commune qui soutiendra l’évolution de l’entreprise et initiera l’amélioration de ses prestations.

Soyez donc vigilant au risque de conflits entre les associés car c’est l’une des causes majeures d’échec des nouvelles entreprises. Ainsi, pour éviter toute sorte de risque, tachez à être clairvoyant et pensez dès le départ à bien préciser vos droits, vos responsabilités, votre statut ainsi que l’étendue de votre pouvoir. Ceci s’applique également à vos collaborateurs qui auront les choses au clair en respectant toutes ces indications importantes qui figureront dans votre pacte d’associés. Les risques de conflits seront minimisés et vous garantirez une certaine fluidité dans vos rapports nécessaire à la réussite de votre business.

Créer une société : de quoi s’agit-il au juste ? Que signifie le fait de s’associer ?

La création d’une société consiste à donner naissance à une personne morale distincte de vous juridiquement. Celle-ci aura : 1) un nom appelé dénomination sociale, 2) un domicile qui sera le siège social et 3) un capital social constitué d’un apport minimum d’argent nécessaire pour couvrir ses premières dépenses.

Pour maximiser les chances de réussite de votre association, réfléchissez bien avant de désigner le ou les dirigeants chargés d’administrer l’entreprise au quotidien et de la représenter vis-à-vis des tiers. Cette décision doit être prise à l’unanimité et d’une manière objective : choisissiez la personne qui a les compétences nécessaires et les meilleures qualités de leader pour être sûr de son engagement et de son efficacité. Un autre point très important : n’oubliez pas de consigner cette désignation dans les statuts et/ou dans un règlement intérieur et spécifiez toutes les règles qui régiront le fonctionnement de votre entreprise !

Quelles sont les sociétés les plus couramment créées ?

C’est une bonne question ! En ayant une idée sur les sociétés créées, vous pouvez orienter votre choix et creuser un peu plus pour identifier les motivations qui ont amenés les entrepreneurs à s’associer.

Pour commencer, en 2018 les structures qui ont été les plus utilisées sont la SAS (50 % des sociétés ont été créées sous cette forme) et la SARL (44 %). Les créations de SA sont quant à elles très minoritaires. Ceci s’explique par deux raisons : d’une part, il y a l’importance du montant du capital minimum à apporter, qui doit être supérieur ou égal à 37 000 euros, d’autre part la SA reste généralement réservée à des projets à fort potentiel, et c’est ce qui explique la lourdeur de l’apport demandé.

Quant aux SNC (Sociétés en nom collectif), elles sont également peu répandues en raison des risques pris par les associés qui ont tous la qualité de commerçant et sont donc responsables solidairement et indéfiniment des dettes de la société.

Pour faciliter l’exercice de l’activité de leurs membres et soutenir ses objectifs, certaines entreprises choisissent de se regrouper en optant pour la structure du GIE (Groupement d’intérêt économique). Pour les membres de professions libérales, ils ont la possibilité de constituer une SCM (Société civile des moyens) pour partager et enrichir leurs moyens (locaux, accueil, matériel) et donc réaliser une économie.

Sur quels critères faut-il se baser pour choisir le type de ma société ?

Comme pour toute prise de décision, le choix du type de votre société peut être basés sur des critères objectifs et d’autres subjectifs. Pour ce qui est des critères objectifs, il peut s’agir : du montant minimum du capital, du statut social du dirigeant ou du régime fiscal de la société. Ces critères sont déterminés par la loi avec des possibilités d’options qui peuvent s’adapter aux différents projets de création.

Quant aux critères subjectifs, ils sont divers et ils surgissent lorsque l’on souhaite renforcer, dès le début, la crédibilité de l’entreprise en lui donnant une meilleure image auprès des tiers. C’est le cas de la SAS ou de la SA pour certains projets. Les objectifs de l’entreprise et ses perspectives de croissance peuvent également orienter votre choix, car certains projets d’entreprises nécessitent d’être assignés, à court terme, à un type de société différent. Par exemple, en fonction de l’importance de votre besoin en capitaux ou l’obligation de solliciter un nouveau partenaire financier, le type de votre société variera pour répondre à ces critères. Il est indispensable de tenir compte, dès le départ, de ces éléments pour prendre la décision la mieux adaptée à votre projet et à ses ambitions futures.

Voici un aperçu récapitulatif des structures pluripersonnelles possibles en fonction des types de projets, inspirez-vous pour trouver votre voie :

Sociétés s’adaptant à tous les types de projets

·         SARL : Société à responsabilité limitée

·         SAS : Société par actions simplifiée

A noter : la SARL et la SAS peuvent adopter la forme coopérative Scop (Société coopérative et participative)

Sociétés s’adaptant aux projets innovants, startups ou
nécessitant des capitaux importants au départ

·         SA : Société anonyme

·         SAS : Société par actions simplifiée

A noter : la SA et la SAS peuvent adopter la forme coopérative Scop (Société coopérative et participative)

Sociétés regroupant des personnes privées et publiques

·         SEM : Société d’économie mixte

·         GIP : Groupement d’intérêt public

Sociétés cherchant à exercer une activité commerciale

·         SARL : Société à responsabilité limitée

·         SNC : Société en nom collectif

·         SA : Société anonyme

·         SAS : Société par actions simplifiée

Sociétés cherchant à exercer une profession libérale réglementée : avocats, notaires, architectes, géomètres experts, médecins…

·         SEL : Société d’exercice libéral

·         SCP : Société civile professionnelle

Sociétés et groupements cherchant à faciliter l’exercice de l’activité professionnelle de leurs membres

·         SCM : Société civile de moyens

·         GIE : Groupement d’intérêt économique