Interview de Nicolas Belnou : “On n‘intègre pas Band of Brothers en remplissant un formulaire. On y entre parce que quelqu’un répond de vous — ou parce qu’on est venu vous chercher”.
Qu’est-ce que Band of Brothers et quelle est sa mission ?
Band of Brothers est un écosystème européen sélectif qui réunit des founders, des leaders de grands groupes et des investisseurs. Pas pour réseauter poliment — pour construire du business réel, passer des caps et grandir ensemble.
Notre mission est simple : créer le repère dont une génération entière de dirigeants et d’entrepreneurs avait besoin. Un espace où les mondes se croisent vraiment — celui des startups, des grands groupes et des investisseurs — parce que c’est précisément à l’intersection de ces univers que se trouvent les meilleures opportunités.
Quelle est l’histoire de Band of Brothers ? Comment en êtes-vous arrivé là ?
Band of Brothers est né comme une société privée d’investissement. Notre ADN originel c’est le capital, l’accompagnement de startups, la mise en relation avec des investisseurs. Et nous sommes toujours impliqués dans l’accompagnement et le financement des startups — mais tout se passe désormais au cœur de l’écosystème.
Très tôt nous avons compris que la vraie valeur ne venait pas du capital seul. Elle venait de la communauté. Des connexions entre founders et dirigeants de grands groupes. De l’intelligence collective. De l’entraide structurée entre des gens qui se font vraiment confiance.
C’est cette conviction qui a tout changé. En février 2024 j’ai lancé le membership sans réseau établi, sans notoriété particulière. Aujourd’hui Band of Brothers c’est 160 entreprises, un écosystème qui se déploie en Europe et au delà — Lausanne, Bruxelles, Montréal — et des mécaniques qui créent de la valeur réelle pour chaque membre.
Qu’est-ce qui rend Band of Brothers unique ?
Deux choses que personne d’autre ne fait vraiment.
La première c’est la mixité. Nous réunissons ce que tout le monde sépare — le monde des startups et le monde des grands groupes — avec les investisseurs comme catalyseurs. Pas pour qu’ils se côtoient. Pour qu’ils construisent ensemble.
La deuxième c’est la sélection. On n’intègre pas Band of Brothers en remplissant un formulaire. On y entre parce que quelqu’un répond de vous — ou parce qu’on est venu vous chercher. Chaque membre que nous accueillons engage la qualité de l’expérience de tous les autres. C’est ce qui fait que les échanges sont vrais, francs, sans jeu de posture.
À qui s’adresse Band of Brothers ?
Aux founders qui construisent et prennent des risques. Aux leaders de grands groupes qui cherchent à comprendre ce qui arrive et à agir. Aux investisseurs qui veulent accéder aux bons projets avant les autres.
Ce qui les réunit c’est une conviction commune — qu’on va plus loin ensemble que seul. Et une exigence — celle de contribuer autant que de recevoir.
Quelles sont les mécaniques concrètes de l’écosystème ?
Chaque format que nous avons construit répond à un besoin précis — se connecter, apprendre, décider, financer, grandir. Certains sont visibles de l’extérieur. D’autres se découvrent une fois qu’on est à l’intérieur.
Ce que je peux dire c’est que Band of Brothers n’est pas un agenda d’événements. C’est une infrastructure complète qui évolue avec chaque membre — selon où il en est, ce dont il a besoin, ce qu’il peut apporter.
Et Fundrisi — notre outil de mise en relation avec 4 000 investisseurs early stage — reste un pilier fort pour les founders de l’écosystème.
Comment rejoindre Band of Brothers ?
Vous ne pouvez pas postuler. Vous devez être recommandé par un membre ou identifié par notre équipe.
C’est un choix délibéré. Pas pour l’exclusivité — pour la qualité. Quand quelqu’un recommande un profil il met sa réputation en jeu. C’est ce mécanisme qui garantit que chaque membre apporte vraiment quelque chose à l’écosystème.
Quelle est votre ambition pour Band of Brothers ?
Devenir le référentiel européen pour les founders, les leaders et les investisseurs. Pas dans dix ans. Maintenant.
Lausanne. Bruxelles. Montréal. Nous construisons quelque chose qui n’existait pas en Europe — un écosystème où les mondes qui s’ignoraient commencent enfin à construire ensemble. Et plus la communauté grandit, plus elle est puissante pour chacun de ses membres.


